Depuis 2016, elle voyage autour du monde et profite pour photographier les plus beaux terrains de basket de la planète. Amandine parle de sa passion pour la photographie et de son attrait pour la culture basket.

Amandine, même sans être un professionnelle, tu photographies des terrains de basket (playgrounds) partout dans le monde ? Pourquoi cette envie ? L’envie de lier plusieurs passions, basket et photographie ?

Ce projet de photographier des playgrounds un peu partout dans le monde a démarré en 2016. J’aime voyager, je suis le basket, et j’ai toujours aimé faire des photos en voyageant, sans prétention mais en essayant de capter des petits détails de voyages de-ci de-là. J’ai pris des billets d’avion pour La Havane, et un mois après je partais faire le tour de Cuba pendant deux semaines, seule avec mon sac à dos, mon appareil photos, et cette idée de trouver des playgrounds partout où je m’arrêterai.

Lesquels de ces voyages t’ont le plus marquée ?

Ce que j’ai vu de plus fou à la surface de cette planète jusqu’à présent, c’est la Cappadoce en Turquie, Bryce Canyon aux Etats-Unis, le Stromboli en éruption de nuit, et avoir traversé une partie de la Norvège en train entre Oslo et Bergen. Concernant les playgrounds, sans hésitation je vais citer le terrain de Santiago de Cuba et celui de Chicano Park à San Diego !

Cela a dû être de sacrés voyages. Comment est ce terrain à Cuba ?

Le playground de Santiago de Cuba se trouve près de ce qu’ils appellent le “Petit Malecón”. Le terrain est là, au bord d’un bras de mer qui rentre un peu dans les terres. Et il faut imaginer le terrain le long de ce bras de mer, et derrière au loin, de l’autre côté de la rive, les montagnes de la Sierra Maestra, vous savez, les fameuses montagnes qui ont servi de refuge à Castro et à Che Guevara pendant la révolution cubaine. La perspective est sublime, avec ce playground au milieu de ce décor incroyable !

Playground Santiago de Cuba
© Amandine B.

Et pour celui de San Diego (cf photo d’illustration) ?

Chicano Park à San Diego, c’est une toute autre ambiance (rires). C’est un vrai playground urbain comme on en trouve beaucoup aux États-Unis, sauf qu’il est sur ce territoire que la ville de San Diego a concédé aux chicanos (NDLR, les immigrés mexicains installés en Californie), pour leurs activités associatives et autres. Le lieu est exceptionnel car il y a des fresques murales gigantesques absolument partout dédiées à la culture mexicaine, leur Histoire, leur rapport à la Vierge Marie. Et au milieu de ce décor ahurissant, il y a ce playground, super bien entretenu en plus.

Comment tu t’y prends, niveau matériel et organisation ?

Pour le matériel, j’embarque avec moi depuis trois ans un Fujifilm X-A2. C’est un numérique de taille moyenne. Je l’aime bien car il permet plein de réglages cools. Surtout, il prend peu de place, et il est robuste. Pour l’organisation, j’inclus désormais une phase de repérage de playgrounds avant de partir. J’essaie de localiser au moins 4 à 6 voire 7 terrains dans chaque ville où je dois m’arrêter. Cela ne veut pas dire que j’irai tous les voir. Je cherche des photos de terrains de basket de rue, des articles de presse qui parleraient d’un terrain récemment rénové par exemple, ou d’un projet de customisation. Après, sur place il faut aussi faire confiance au hasard, et aux gens que je vais rencontrer. Le hasard est un paramètre très important, il m’a souvent gâtée jusqu’à présent.


« OK, c’est la chance de ta vie de voir jouer Kobe Bryant ! »

Parlons de ta passion pour le basket.

Je n’ai jamais joué, je ne pratique pas, et plus jeune je n’avais pas particulièrement de fans de basket autour de moi. En 2011, je me baladais du côté de Seattle et Portland. Les Lakers de Kobe (Bryant, NDLR) jouaient au Rose Garden face aux Blazers. Je me suis juste dit : « OK, c’est la chance de ta vie de voir jouer Kobe Bryant ! ». Et ce fut une révélation ! J’ai tout adoré, de la mascotte à l’ambiance dans le stade. En rentrant de ce voyage, j’ai commencé à m’intéresser à la NBA de plus près. Je vais quasi au moins une fois par an aux US, toujours pendant la saison NBA. Avec toujours un ou plusieurs matches dans mon programme. Je m’intéresse aussi de plus en plus aux championnats européens. Je suis allée voir un derby Panathinaïkos-Olympiakos en Grèce en janvier, c’était une expérience géniale !

On te voit de plus en plus dans des initiatives lié à la culture basket. Je pense par exemple au webzine The Playground justement, réalisé par le talentueux graphiste Stellios/Dunkakis. Parle nous en de cette envie de t’impliquer. Et de ce projet en particulier.

Tout ça est encore assez nouveau pour moi. Ma participation à ce projet a été un élément déclencheur important pour moi. Stellios a lancé l’idée au début de l’année 2018 de monter un webzine avec une équipe de rédacteurs et de créatifs de tout bord, autour de la NBA, de la culture basket et du streetball. J’ai contacté Stellios en lui disant que je photographiais des playgrounds un peu partout. Il les a trouvées suffisamment intéressantes pour les inclure dans le webzine, et vraiment pour moi, c’était une étape importante. J’ai eu plein de petits retours super chouettes au moment de la publication du numéro un.

Le webzine The Playground
© Koobi sur Behance


« J’ai un crush pour les Air Jordan 1 »

Qu’est ce que t’évoque le terme de “culture basket” ?

Ce que je trouve intéressant avec le basket, c’est que c’est sans doute un des sports au monde autour duquel gravite le champ créatif le plus vaste et varié. C’est un sport qui trouve des connections avec la musique, avec la mode, mais aussi avec la peinture, les arts visuels en général… Michael Jordan a inspiré tellement d’artistes, il est aussi iconique que Michael Jackson, Madonna ou David Bowie.

A part la photo, qu’est ce qui t’attire dans cette culture basket ? Maillots, chaussures, style ?

J’aime bien les sneakers (chaussure de sport, NDLR), enfin disons que j’ai un crush pour les Air Jordan 1 et pour les Nike Dunk. J’ai une douzaine de paires, je crois. Mais je ne les collectionne pas, je marche plutôt au coup de cœur quand un modèle me fait vraiment tomber à la renverse ! Les maillots, ce n’est pas particulièrement mon truc. J’aime bien y jeter un œil, qu’on me raconte parfois l’histoire de tel ou tel maillot de franchise, et discuter un peu des nouveaux jerseys (maillot de sport américain, NDLR) de telle ou telle franchise. Mais c’est tout.

Les projets que tu nous conseilles de suivre à part le tien dans le basket.

Pour commencer, foncez voir le travail de tous les copains créatifs de l’équipe de The Playground ! Je vais me faire taper dessus si je ne cite pas tout le monde : Thomas Von Reox, Dunkakis/Stellios, Adrien Pom, Koobi, Ronan. Il faut aussi absolument découvrir le manga The Player de Tiago Danieli qu’il a conçu, écrit, illustré tout seul. Il vient de publier le Tome 1. Enfin, mon ami YSY développe sa marque Take It Ysy qui s’inspire de l’animation japonaise et il a déjà réalisé plein de super projets avec des sportifs.

Infos pratiques
Nom : Amandine B.
Activité : Photographie des playgrounds
dans le monde depuis 2016
Site : www.shoot-around.pro
Twitter : twitter.com/AmandineB__

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